à voir au théâtre DES BÉLIERS AVIGNON à 15H30

Les Poupées persanes

Une épopée familiale entre la France et l’Iran, tendre et lumineuse.

Résumé

C’est l’histoire de quatre universitaires dans l’Iran des années 70, de la chute du Shah à l’arrivée au pouvoir du régime islamique.
C’est l’histoire, en France, de deux sœurs pas très enthousiastes à l’idée de célébrer le passage à l’an 2000 aux sports d’hiver, en famille.
C’est l’histoire d’amour de Bijan et Manijeh, couple mythique des légendes perses.
C’est l’histoire d’une jeunesse pleine d’espoir, d’une lutte avortée, d’un peuple sacrifié, de secrets qui s’entortillent, de la transmission dont on ne sait que faire et de l’amour qui ne sait plus où aller.
C’est l’histoire à vrai dire, de toutes les révolutions.

Distribution

Texte Aïda Asgharzadeh
Mise en scène Régis Vallée
Interprétation
Aïda Asgharzadeh, Kamel Isker, Azize Kabouche, Toufan Manoutcheri, Sylvain Mossot et Ariane Mourier
Décor Philippe Jasko et Régis Vallée Costumes Marion Rebmann, assistée de Marie Dumas de la Roque Lumières et régie générale Aleth DepeyreMusiques Manuel PeskinePerruques Julie PoulainAssistante mise en scène Mélissa Meyer

Production

ACME, Atelier Théâtre Actuel et Les Béliers Parisiens

Photos © Alejandro Guerrero

Où le voir ?

Théâtre des Béliers Avignon
Du 7 au 30 juillet à 15h25
Durée 1h45
Relâches les 12, 19 et 26 juillet
Tarif plein 25€ / Tarif Off 18€

Accéder à la billetterie

Note d’intention

Je suis née en France et petite, j’étais très en colère contre ma famille : déjà, elle m’avait donné un nom imprononçable. Ensuite, elle m’imposait des origines d’un pays que personne ne connaissait. Enfin, mes parents étaient incapables d’utiliser les bons déterminants, mettant à l’amende toute notion de grammaire française (et de phonétique). Je me souviens de soirées à rallonge dans notre salon. Pleins d’Iraniens se réunissaient pour alimenter des discussions enflammées auxquelles je ne comprenais rien. Et puis j’ai grandi. Et un jour, j’ai compris.
J’ai compris que mes parents avaient vécu sous la contrainte, qu’ils avaient défié une dynastie, participé à une révolte (destituer la monarchie), puis lutté contre une révolution (islamique), qu’ils étaient des résistants, des intellectuels, des évadés, des recherchés, des exilés. Qu’ils avaient abandonné toute leur vie et qu’ils étaient partis parce qu’ils avaient choisi la liberté : la liberté de pensée et la liberté d’expression. Cette même liberté qu’ils ont tant tenu à me transmettre, m’a fait faire sans doute le choix de raconter des histoires. Et pour eux qui ne le peuvent, écrasés sous le poids de la culpabilité, je me dois de raconter leur histoire. Ou plutôt mon histoire à travers la leur.

Aïda Asgharzadeh

Contact de diffusion

(pour les professionnels uniquement) Elsa Tournoux
06 37 54 63 27
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